Benton, Brooklyn Tweed

C’est avec un peu de retard que je vous montre aujourd’hui mon pull Benton de Julie Hoover pour Brooklyn Tweed.

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Quand je l’ai commencé, je croyais vraiment que j’en aurais pour des mois ! Un pull loose en jersey avec des aiguilles 3,75 mm et un fil fingering, ça promettait… Mais, curieusement, il est monté super vite ! Déjà, les pièces sont tricotées à plat séparément et ça, ça aide furieusement à ne pas se décourager. Ensuite, les rayures rythment bien le tricot et elles s’enchaînent plus vite qu’il n’y paraît.

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J’ai bien préparé mon projet avant, notamment avec le choix de la taille. Si Benton n’était pas assez loose, ce serait pas joli. S’il était vraiment trop grand, pareil cela aurait ridiculement « trop grand ». Là, il fallait qu’il soit trop grand, juste comme il faut. Pour cela, on peut faire confiance à Brooklyn Tweed en général et Julie Hoover en particulier, ils maîtrisent l’art do l' »oversized ».

J’ai donc choisi la taille 2, soit 125 cm de tour de buste, pour une mensuration de 86 cm, soit 39 cm d’aisance. J’ai beaucoup hésité avec la taille 1 (114 cm) car j’avais 28 cm d’aisance. Dans le patron, on conseille 30 à 40 cm, donc c’était un choix cornélien. Mais le résultat présenté sur la photo et la très belle version de Jen de Grainline, m’ont fait trancher pour les 40 cm. Et je ne regrette pas !

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J’ai utilisé Shetland Fine pour ce projet, Beige chiné et Anthracite et je n’ai pas noté les quantités, désolée… Mais c’est pas facile non plus, car quand je tricote pour moi, j’utilise les pelotes « non conformes » que je reçois en même temps que les autres. Ce sont des petites pelotes que je ne peux pas vendre car ce sont les fins de cônes. Du coup, je ne sais pas trop combien il y a de mètres dessus… Il faut que je pense à le peser pour au moins avoir la quantité totale.

Je n’ai rien modifié au patron, sauf l’encolure et les manches que j’ai tricotées à plat aussi, pour avoir un rendu uniforme. En effet, quand je tricote en rond, mon jersey est différent par rapport à celui tricoté en allers-retours. Et puis, moi j’aime bien coudre un tricot, je trouve que les coutures invisibles c’est assez jouissif, surtout au moment où vous tirez votre fil et vous voyez les bords de rapprocher et se coller parfaitement… Plus sérieusement, les coutures ont une fonction stabilisatrice non négligeable et cela est important pour la durée de vie de votre tricot (surtout les grandes pièces).

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Pour l’encolure, comme Delphine (qui a réalisé une très belle version aussi), après avoir relevé mes mailles comme préconisé, j’ai trouvé qu’elle était très très serrée. A tel point que cela faisait des petites fronces à la base du V.  J’ai tout défait, et recommencé en relevant plus de mailles à cet endroit-là, une maille par rang. J’ai fait un rabattage de mailles élastique pour pouvoir bloquer mon pull sans craindre de trop tirer sur le fil.
L’assemblage du pull est super facile à réaliser en couture invisible, en plus avec les rayures, pas besoin d’épingler, parfait !

Je suis fan de mon Benton, il est léger mais chaud, très facile à porter. Le must c’est qu’avec de la laine, on peut porter son pull plein de jours sans avoir besoin de la laver. Et ça c’est génial (non, je ne suis pas cracra, la laine se lave beaucoup moins souvent car on n’y transpire pas et elle prend moins facilement les odeurs que les vêtements de PAP). J’ai aussi aimé le tricoter, il y a pas mal de techniques sympas comme toujours chez Brooklyn Tweed : le montage tubulaire, les rangs raccourcis, différentes augmentations et diminutions etc…

sandra

2 Comments

  1. Il est très joli porté, alors que je l’avais trouvé quelconque sur le lookbook. Mais bon: j’ai dû lire 20 articles sur l’aisance, je ne comprends toujours pas comment ça marche, donc Benton sera remplacé par une marinière classique…

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